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2 mars 2014
23 février 2014
Petite méditation: L'Oratoire du coeur de Marie Louise
L’ORATOIRE DU CŒUR DE MARIE LOUISE
Mon aimable Jésus, faites-moi la grâce
de mettre en pratique ce que vous avez la bonté de m'inspirer, qui est de
travailler à faire au dedans de moi un oratoire pour vous loger. Cher Sauveur
de mon âme, aidez-moi de votre secours, car je ne suis que faiblesse. Hélas !
qu'elle est grande, que le poids de mes infirmités est accablant ! Ayez-en
compassion, mon aimable Jésus ! L'humilité sera le fondement de cet édifice et,
pour cet effet, toutes les petites humiliations qui se présenteront, je les
recevrai avec le secours de votre sainte grâce, avec patience, sans me plaindre
à personne, et souhaiterai bien que ce fût avec joie. Je l'espère de votre
bonté, afin que le pavé de cet Oratoire soit de plus en plus embelli et orné de
cette chère et héroïque vertu. Je me regarderai toujours comme étant indigne
d'être parmi les épouses de Jésus-Christ.
Il y aura quatre colonnes à ce petit
oratoire :
- La première sera l'Obéissance.
- La seconde, le détachement de toutes les créatures.
- La troisième sera l'amour des souffrances.
- La quatrième sera la Prudence.
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| L'Oratoire de Marie Louise - Saint-Laurent-sur-Sèvre |
J'espère, avec la grâce de Dieu, pour
embellir cette chère colonne de
l'obéissance, quand on me commandera, obéir comme un enfant sans répliques,
sans raisonnement, et je céderai et ferai, avec joie et soumission, ce qu'on
m'ordonnera. S'il m'arrive d'y manquer, je ferai un acte de contrition les bras
en croix.
A la colonne du détachement de toutes créatures, je travaillerai, autant
qu'il me sera possible, à ne point laisser surprendre mon cœur à tout ce qui
est terrestre, et à veiller exactement, avec la grâce de Dieu, sur tous ses
mouvements et respirations, afin qu'ils soient tous pour mon aimable Jésus. Je
travaillerai à mourir à toutes les créatures, surtout à moi, et à faire mourir
en moi le vieil homme pour avoir le bonheur d'être, entièrement et sans
partage, unie à Dieu seul. Je ne m'attacherai à rien et n'aurai aucune attache
à mes dévotions, prête avec la grâce de Dieu, à en être privée, si mon
confesseur me défend de communier ou de faire autres dévotions. Je n'y veux
avoir aucune attache, et s'il m'arrive que ce pauvre cœur ait le malheur de
s'attacher à aucune chose terrestre de propos délibéré, je dirai un Veni Creator, les bras en croix.
A la colonne de l'amour des souffrances je recevrai, toujours aidée,
comme je l'espère, de la grâce de Dieu, avec soumission, toutes les croix qui
me seront présentées par les mains de mon aimable Jésus, qui voudra bien
m'honorer de ce qu'il a de plus précieux, dont il fait présent à ceux qui
l'aiment de tout leur cœur, et de ne me plaindre à personne des petites
contradictions, mépris et souffrances, et de n'avoir recours, dans les états de
désolation et d'affliction où la nature se trouvera, qu'à Dieu seul ; ou si je
suis obligée de les faire connaître, je ne le ferai connaître qu'à mon
confesseur, et encore de le faire succinctement, et de me défier toujours de
mon amour-propre qui est si ingénieux à trouver en tout sa consolation. Si par
malheur je ne portais pas avec patience les croix, j'en ferais pénitence en
portant une ceinture piquante pendant cinq heures, en l'honneur des cinq plaies
de Notre Seigneur.
A la colonne de la Prudence, afin de la rendre plus agréable aux yeux de
Dieu, je veillerai avec la dernière exactitude sur mon intérieur et mon
extérieur, sur mes regards, sur mes paroles, sur mes pensées, sur mes désirs,
sur mes inclinations, sur mes démarches, enfin sur toutes mes actions, afin que
tout soit réglé selon l'esprit de Jésus-Christ et pour la plus grande gloire de
Dieu. Je reprendrai toutes mes sœurs, avec une grande douceur et fermeté. Je
vous la demande, mon aimable Jésus, cette grande douceur, afin d'imiter, en
quelque manière, celle que vous avez eue jusqu’'aujourd'hui à me supporter avec
une patience infinie dont je vous remercie de tout mon cœur. Si j'ai le malheur
de m'écarter de cette grande vertu de la prudence, je ne manquerai pas d'en
faire pénitence, en portant pendant trois heures des bracelets piquants à
chaque fois que j'y manquerai. Quelle joie et quelle consolation ne recevra
point mon âme, si à la fin de la journée, en visitant ces chères colonnes
intérieures, j'étais assez heureuse de pouvoir y apercevoir que je n'aurais
rien négligé pour les rendre de plus en plus agréables aux yeux de Dieu.
Les rideaux spirituels attachés à ce
tabernacle seront la piété, les vergettes pour tenir les rideaux seront la
fermeté, pour entreprendre tout le bien que Dieu demandera de moi. Les boucles
seront la vigilance pour remplir tous mes devoirs, la couverture de ce
tabernacle sera la douceur, et pour obtenir cette chère vertu je veillerai avec
la dernière exactitude sur ma langue, afin qu'elle ne dise aucune parole avec
vivacité et veillerai aussi sur mon cœur, afin que, s'il élevait quelques
mouvements d'impatience, de les arrêter avec le secours du Saint-Esprit, qui ne
repose que sur un cœur humble et contrit. S'il m'arrive de faire quelque faute
sur cette vertu de douceur, j'en ferai pénitence en me levant la nuit pour
faire un quart d'heure d'amende honorable avec la corde au cou. Je ne ferai
aucune de ces pénitences qu'avec la permission de mon confesseur. Oh ! quel
bonheur de pouvoir par toutes ces petites pratiques faire une demeure qui
puisse plaire à Dieu. Pour loger mon Dieu, quelle consolation pour toi mon âme
de travailler à ce grand ouvrage de ma perfection... Quel avantage si tu mets
en pratique ces résolutions que tu prends. Je l'espère, mon divin Jésus, de
votre bonté infinie et je suis résolue, avec le secours de votre sainte grâce,
de l'exécuter avec la dernière fidélité.
Pour la réflexion
°Quelle est-ce la place dans ma vie
quotidienne de ces quatre parole-colomnes.
° Dans le dernier paragraphe il y a
une liste de vertus grace auxquelles je suis confronté chaque jour.Est-ce
qu’elles stimulent ma vie?
8 février 2014
Petite méditation: Testament de Marie Louise
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| Marie Louise Trichet |
Au nom de notre Seigneur Jésus-Christ,
étant sur le point de rendre compte à mon Créateur de la manière dont je me
suis conduite à l'égard des Filles de la Sagesse dont j'ai eu le bonheur de
porter la première l'habit, et voyant clairement se vérifier tout ce que M. de
Montfort m'avait dit que je serais un jour à la tête d'une nombreuse communauté
et qu'on verrait dans la suite des temps une pépinière de Filles de la Sagesse,
je me crois obligée de leur recommander à toutes présentes et à venir de ne
s'écarter jamais de l'esprit primitif de notre saint fondateur qui est un
esprit d'humilité, de pauvreté, de détachement, de charité, d'union les unes
avec les autres.
Je leur recommande en outre, au nom de
notre Seigneur Jésus-Christ, d'avoir toujours une dépendance sans réserve de la
communauté établie à St-Laurent-sur-Sèvre, de la regarder comme le chef-lieu de
toute la congrégation, d'en regarder la supérieure et toutes celles qui lui
succéderont en cette charge comme leur supérieure générale; de respecter et
obéir au supérieur des missionnaires du St-Esprit aussi fondés par M. de
Montfort, et à ses successeurs dans la même place, comme celui qui leur a été
donné par lui pour y gouverner généralement et maintenir la vigueur de la règle
dans toute la congrégation; d'avoir du respect et de la reconnaissance pour
celui des missionnaires qui aura la charité de tenir la place de confesseur aux
Filles de la Sagesse. Ce faisant, elles seconderont mes désirs, elles feront ce
que Dieu m'a fait la grâce de pratiquer pendant que j'ai été sur la terre et
elles accompliront la dernière volonté d'une mère qui les a toujours aimées,
qui les aime encore et qui les aimera et ne les oubliera point après sa mort.
Ne pouvant écrire moi-même tout au
long mes susdites présentes volontés, à raison de ma grande faiblesse, je les
ai fait mettre sur le papier par la Sr Honorée, maîtresse des novices, et les
ai signées de ma main.
A Saint-Laurent, le 25e jour
d'avril 1759.
Marie-Louise de Jésus, supérieure
générale.
Pour la réflexion
° Qu’est-ce que c’est pour moi
aujourd’hui le “esprit primitif de nos fondateurs”.
°comment j’écoute ces paroles-ci:
esprit de humilité, de pauvreté, de détachement, de charité, de union....
12 janvier 2014
Petite méditation: Vraie Dévotion 34 - 36
Père de Montfort
34. Dieu le Saint-Esprit
veut se former en elle et par elle des élus et il lui dit: In electis meis
mitte radices. Jetez, ma bien-aimée et mon Epouse, les racines de toutes vos
vertus dans mes élus, afin qu'ils croissent de vertu en vertu et de grâce en
grâce. J'ai pris tant de complaisance en vous, lorsque vous viviez sur la terre
dans la pratique des plus sublimes vertus, que je désire encore vous trouver
sur la terre, sans cesser d'être dans le ciel. Reproduisez-vous pour cet effet
dans mes élus: que je voie en eux avec complaisance les racines de votre foi
invincible, de votre humilité profonde, de votre mortification universelle, de
votre oraison sublime, de votre charité ardente, de votre espérance ferme et de
toutes vos vertus. Vous êtes toujours mon Epouse aussi fidèle, aussi pure et
aussi féconde que jamais: que votre foi me donne des fidèles; que votre pureté
me donne des vierges, que votre fécondité me donne des élus et des temples.
35. Quand Marie a jeté
ses racines dans une âme, elle y produit des merveilles
de grâces qu'elle seule
peut produire parce qu'elle est seule la Vierge féconde qui n'a jamais eu ni
n'aura jamais sa semblable en pureté et en fécondité. Marie a produit, avec le
Saint-Esprit, la plus grande chose qui ait été et sera jamais, qui est un
Dieu-Homme, et elle produira conséquemment les plus grandes choses qui seront
dans les derniers temps. La formation et l'éducation des grands saints qui
seront sur la fin du monde lui est réservée; car il n'y a que cette Vierge
singulière et miraculeuse qui peut produire, en union du Saint-Esprit, les
choses singulières et extraordinaires.
| Chapelle Montfort - St Laurent-s-Sèvre |
36. Quand le Saint-Esprit,
son Epoux, l'a trouvée dans une âme, il y vole, il y entre pleinement, il se
communique à cette âme abondamment et autant qu'elle donne place à son Epouse;
et une des grandes raisons pourquoi le Saint-Esprit ne fait pas maintenant des
merveilles éclatantes dans les âmes, c'est qu'il n'y trouve pas une assez
grande union avec sa fidèle et indissoluble Epouse. Je dis: indissoluble
Epouse, car depuis que cet Amour substantiel du Père et du Fils a épousé Marie
pour produire Jésus-Christ, le chef des élus et Jésus-Christ dans les élus, il
ne l'a jamais répudiée, parce qu'elle a toujours été fidèle et féconde.
Pour la réflexion
° Je sens que l’Esprit Saint et Marie
ont mis les racines en
Moi. En effet....
°
(n.35) Je vois l’œuvre de l’Esprit Saint et de Marie dans
Ces personnes:
° (n.34) Vraiment, tu “reproduis” en
moi.....
7 décembre 2013
Petite méditation: Le Secret de Marie 70 - 78
L’arbre de Vie.
Secret de Marie 70-78
Secret de Marie 70-78
La culture et l'accroissement de l'arbre de Vie
autrement la manière de faire vivre et régner Marie dans nos âmes.
[1. Le Saint Esclavage d’amour.
Arbre de vie.]
70. Avez-vous compris, âme prédestinée, par l’opération
du Saint-Esprit, ce que je viens de dire ? Remerciez-en Dieu ! C’est
un secret inconnu de presque tout le monde.
Si vous avez trouvé le trésor caché dans le champ de Marie, la perle
précieuse de l’Evangile, il faut tout vendre pour l’acquérir ; il faut que
vous fassiez un sacrifice de vous-même entre les mains de Marie, et vous perdre
heureusement en elle pour y trouver Dieu seul. Si le Saint-Esprit a planté dans
votre âme le véritable Arbre de vie, qui est la dévotion que je viens de vous
expliquer, il faut que vous apportiez tous vos soins à le cultiver, afin qu’il
donne son fruit en son temps. Cette
dévotion est le grain de sénevé dont il est parlé dans l’Evangile, qui étant,
ce semble, le plus petit de tous les grains, devient néanmoins bien grand et
pousse sa tige si haut que les oiseaux du ciel, c’est-à-dire les prédestinés, y
font leur nid et y reposent à l’ombre dans la chaleur du soleil et s’y cachent
en sûreté contre les bêtes féroces.
[2. La manière de le
cultiver.] Voici, âme prédestinée, la manière de le cultiver :
| Arbre de Vie - Chagall |
72. 2º Il faut que l’âme, où cet arbre est
planté, soit sans cesse occupée comme un bon jardiner, à le garder et regarder.
Car cet arbre, étant vivant et devant produire un fruit de vie, veut être
cultivé et augmenté par un continuel regard et contemplation de l’âme ; et
c’est l’effet d’une âme parfaite d’y penser continuellement et d’en faire sa
principale occupation.
73. Il faut arracher et couper les chardons et
les épines qui pourraient suffoquer cet arbre avec le temps ou l’empêcher d’apporter
son fruit : c’est-à-dire qu’il faut être fidèle à couper et trancher, par
la mortification et violence à soi-même, tous les plaisirs inutiles et vaines
occupations avec les créatures, autrement crucifier sa chair, et garder le
silence et mortifier ses sens.
74. 3º Il faut veiller à ce que les chenilles ne
l’endommagent point. Ces chenilles sont l’amour-propre de soi-même et des ses
aises, qui mangent les feuilles vertes et les belles espérances que l’Arbre
avait du fruit : car l’amour de soi-même et l’amour de Marie ne s’accordent
aucunement.
75. 4º Il ne faut pas laisser les bêtes en
approcher. Ces bêtes sont les péchés, qui pourraient donner la mort à l’Arbre
de vie par leur seul attouchement : il ne faut même pas que leur haleine
donne dessus, c’est-à-dire les péchés véniels, qui sont toujours très dangereux
si on ne s’en fait point de peine…
76. 5º Il faut arroser continuellement cet arbre
divin, de ses communions, ses messes et autres prières publiques et
particulières ; sans quoi cet arbre cesserait de porter du fruit.
77. 6º Il ne faut pas se mettre en peine s’il est
soufflé et secoué du vent, car il est nécessaire que le vent des tentations le
souffle pour le faire tomber, que les neiges et les gelées l’entourent pour le
perdre ; c’est-à-dire que cette dévotion à la Sainte Vierge sera
nécessairement attaquée et contredite ; mais pourvu qu’on persévère à le
cultiver, il n’y a rien à craindre.
[3. Son fruit durable :
Jésus-Christ.]
78. Ame prédestinée, si vous cultivez ainsi votre
Arbre de vie nouvellement planté par le Saint-Esprit en votre âme, je vous
assure qu’en peu de temps il croîtra si haut que les oiseaux du ciel y
habiteront, et il deviendra si parfait qu’enfin il donnera son fruit d’honneur
et de grâce en son temps, c’est-à-dire l’aimable et l’adorable Jésus qui a
toujours été et qui sera l’unique fruit de Marie. Heureuse une âme en qui
Marie, l’Arbre de vie, est plantée ; plus heureuse celle en qui elle est
accrue et fleurie ; très heureuse, celle en qui elle porte son fruit ;
mais la plus heureuse de toutes est celle qui goûte et conserve son fruit jusqu’à
la mort et dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il. Qui tenet, teneat.
Pour la réflexion
- Les actions de l’Esprit Saint que j’ai découvert dans ma vie.
- Je crois que pour moi aujourd’hui “les chardons et les épines qui peuvent étouffer mon arbre, sont….
- Vraiment, je goute le Fruit de l’arbre de vie quand….
1 décembre 2013
Petite méditation: Prière Embrasée n° 25
25. Vous seul, comme le Roi des cieux et le Roi des rois, séparerez du commun ces missionnaires comme autant de rois pour les rendre plus blancs que la neige sur la montagne de Selmon, montagne de Dieu, montagne abondante et fertile, montagne forte et coagulée, montagne dans laquelle Dieu se complait merveilleusement et dans laquelle il demeure et demeurera jusqu'à la fin.
Qui est, Seigneur, Dieu de vérité, cette mystérieuse montagne dont vous nous dites tant de merveilles, sinon Marie, votre chère Epouse, dont vous avez mis les fondements sur les cimes des plus hautes montagnes: Fundamenta ejus in montibus sanctis. Mons in vertice montium.
Heureux et mille fois heureux les prêtres que vous avez si bien choisis et prédestinés pour demeurer avec vous sur cette abondante et divine montagne, afin d'y devenir des rois de l'éternité par leur mépris de la terre et leur élévation en Dieu, afin d'y devenir plus blancs que la neige par leur union à Marie, votre Epouse toute belle, toute pure et toute immaculée, afin de s'y enrichir de la rosée du ciel et de la graisse de la terre, de toutes les bénédictions temporelles et éternelles dont Marie est toute remplie.
C'est du haut de cette montagne [que], comme des Moïse, ils lanceront par leurs ardentes prières des traits contre leurs ennemis pour les terrasser ou convertir.
C'est sur cette montagne où ils apprendront de la bouche même de Jésus-Christ, qui y demeure toujours, l'intelligence de ses huit béatitudes.
C'est sur cette montagne de Dieu qu'ils seront transfigurés avec lui comme sur le Thabor, qu'ils mourront avec lui comme sur le calvaire et qu'ils monteront au ciel avec lui comme sur la montagne des Oliviers.
Pour la réflexion
°Je suis déjà monté sur une montagne. Je me rappelle que....
° Marie est la montagne que Dieu a choisi. Je souligne l’attention particulière que Dieu a mnifesté vers Marie, en soulignant les verbes employés par Montfort.
° il ya bien une différence entre visiter et demeurer, entre monter sur une montagne et demeurer sur la montagne.....
23 novembre 2013
Petite méditation: Le Secret de Marie n° 55 - 56
Nous lisons dans 'Secret
de Marie' n° 55-56
ce que le Père de Montfort a écrit:
ce que le Père de Montfort a écrit:
55. Cette dévotion, fidèlement pratiquée, produit
une infinité d'effets dans l'âme. Mais le principal don que les âmes possèdent,
c'est d'établir ici-bas la vie de Marie dans une âme, en sorte que ce n'est
plus l'âme qui vit, mais Marie en elle, ou l'âme de Marie devient son âme, pour
ainsi dire. Or, quand par une grâce ineffable, mais véritable, la divine Marie
est Reine dans une âme, quelles merveilles n'y fait-elle point? Comme elle est l'ouvrière des grandes
merveilles, particulièrement à l'intérieur, elle y travaille en secret, à
l'insu même de l'âme qui, par sa connaissance détruirait la beauté de ses
ouvrages...
56. Comme elle est partout Vierge féconde, elle
porte dans tout l'intérieur où elle est la pureté de cœur et de corps, la
pureté en ses intentions et ses desseins, la fécondité en bonnes œuvres. Ne croyez pas, chère âme, que Marie, la plus
féconde de toutes les créatures, et qui est allée jusqu'au point de produire un
Dieu, demeure oiseuse en une âme fidèle. Elle la fera vivre sans cesse en
Jésus-Christ, et Jésus-Christ en elle. Filioli
mei, quos iterum parturio donce formetur Christus in vobis (Gal 4,19), et
si Jésus-Christ est aussi bien le fruit de Marie en chaque âme en particulier
que par tout le monde en général, c'est particulièrement dans l'âme où elle est
que Jésus-Christ est son fruit et son chef-d’œuvre.
Pour la
réflexion
°La parole “secret” a en soi quelque chose de
mistérieux, mais en meme temps précieux, que je cherche. Marie est un secret...
°La vie de Marie en moi. Quelles sont-elles
les trace s que j’aperçois.
°Je raconte mon expérience de
consécration à Jésus par le mains de Marie.
17 novembre 2013
Petite méditation - Oeuvres complète p. 406
Prière à la fin de la troisième méthode pour réciter le rosaire. (OC. pg. 406)
Oraison à la sainte Vierge.
Je vous salue Marie, Fille très aimable du Père éternel, Mère admirable du Fils, Epouse très fidèle du Saint Esprit, Temple auguste de la très Sainte Trinité. Je vous salue Souveraine Princesse, à qui tout est soumis ai Ciel et sur la Terre. Je vous salue Refuge assuré des pécheurs, Notre Dame de miséricorde qui n’avez jamais rebuté personne, tout pécheur que je me jette à vos pieds, et je vous pile de m’obtenir du bon Jésus, votre cher Fils, la contrition et le pardon de tous mes péchés, avec la divine Sagesse. Je me consacre tout à vous avec tout ce que j’ai. Je vous prends aujourd’hui pour ma Mère et ma Maîtresse; traitez-moi donc comme le dernier de vos enfants, et le plus soumis de vos serviteurs : Écoutez, ma Princesse, écoutez les soupirs d’un cœur qui désire vous aimer et servir fidèlement. Qu’il ne soit pas dit, que de tous ceux qui ont eu recours à vous, j’en ai été le premier abandonné! O mon espérance! O ma vie! O ma fidèle et Immaculée Vierge Marie! exaucez-moi, défendez-moi, nourrissez-moi, instruisez-moi, sauvez-moi.
Ainsi soit-il.
Pour la réflexion:
- Je souligne les adjéctifs et les sostantifs que Montfort attribue à Marie.
- Marie m’écoute maintenant, elle me protège, elle m’instruit. Quand est-ce que je ressens cela dans ma vie?
- Ma chère Marie, je prend le stylo et je t’écris.
29 septembre 2013
Être brasier d’amour là où tu es
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| Georges Madore, smm |
Être brasier d’amour
là où tu es
Voici le texte de la conférence de Georges Madore, smm,
faite samedi le 10/8/2013
pendant la Rencontre Internationale à Saint-Laurent-sur-Sèvre.
faite samedi le 10/8/2013
pendant la Rencontre Internationale à Saint-Laurent-sur-Sèvre.
Dans son beau livre intitulé «Où cours-tu? Ne sais-tu pas que le ciel est en toi?», Christiane Singer écrit:
Dans notre univers contemporain et
carcéral, voué entier au mercantilisme et à l’insignifiance, ce qu’il s’agit à
tout prix (vraiment à tout prix) d’éviter, c’est la profondeur et l’intensité.
Tout est mis en place, construit, inventé, dressé, produit, distribué pour
détourner de l’amour et servir de rempart à son rayonnement incendiaire.
Ce n’est pas, bien sûr, l’amour qui
s’en trouve menacé. Ce qui est menacé, c’est notre faculté d’aimer. (...) Notre société ne parviendra pas plus à
extirper l’amour de la Création qu’à éteindre la Voie lactée, mais elle
réussira bel et bien à s’extirper elle-même. Ce qui est menacé, c’est notre
participation au concert, non le concert. (...) En réduisant le champ
vibratoire de l’amour dans nos vies, c’est nous-mêmes que nous expulsons hors
du domaine des Vivants.
(pages
49-50)
I. AUX RACINES DE L’AMOUR
Nous,
humains du 21ème siècle sommes toujours tentés de commencer par l’action car
souvent nous n’estimons que l’action. Pour nous, aimer, c’est d’abord, et
parfois exclusivement agir. Nous oublions alors que l’action est un fruit qui
ressemblera à l’arbre qui le porte. «On ne peut cueillir de bons fruits sur un
mauvais arbre» dit Jésus.. Il nous faut aller aux racines même de l’agir qui
feront que cet agir sera fruit de l’amour ou fruit de l’indifférence ou de
l’égoïsme.
Les yeux, le cœur, les
mains et les pieds
En
poursuivant la comparaison de l’arbre, on pourrait dire que les racines
profondes de l’amour sont les yeux ou le regard, que ses branches et sa sève
sont l’émotion – ce qui émeut, ou met en mouvement- et enfin le fruit en est
l’action.
C’est
exactement ce mouvement que l’on voit dans l’Évangile. Ainsi, dans saint Luc,
en voyant la veuve qui va enterrer son fils unique, Jésus voit, puis est
bouleversé, puis il agit (Luc 7, 11-13)
“11 Et il advint ensuite qu’il se rendit dans une
ville appelée Naïn. Ses disciples et une foule nombreuse faisaient route avec
lui. 12 Quand il fut près de la porte de
la ville, voilà qu’on portait en terre un mort, un fils unique dont la mère
était veuve; et il y avait avec elle une foule considérable de la ville.
13 En la voyant, le Seigneur fut
saisi de pitié pour elle et lui dit: "Ne pleure pas." 14 Puis, s’approchant, il toucha le
cercueil, et les porteurs s’arrêtèrent. Et il dit: "Jeune homme, je te
le dis, lève-toi." 15 Et le mort se
dressa sur son séant et se mit à parler. Et il le remit à sa mère.” (Luc
7:11-15 JER)
De même, Marc raconte:
“32 Les disciples et Jésus partirent
donc dans la barque vers un lieu désert, à l’écart. 33 Les voyant s’éloigner, beaucoup comprirent,
et de toutes les villes on accourut là-bas, à pied, et on les devança. 34 En débarquant, il vit une foule nombreuse
et il
en eut pitié, parce qu’ils étaient comme des brebis qui n’ont pas de
berger, et il se mit à les enseigner longuement. 35 L’heure étant déjà très avancée, ses
disciples s’approchèrent et lui dirent: "L’endroit est désert et l’heure
est déjà très avancée; 36 renvoie-les
afin qu’ils aillent dans les fermes et les villages d’alentour s’acheter de
quoi manger." 37 Il leur répondit:
"Donnez-leur vous-mêmes à manger." Ils lui disent: "Faudra-t-il
que nous allions acheter des pains pour deux cents deniers, afin de leur donner
à manger?"” (Marc 6:32-37 JER)
Voyons donc ces trois mouvements de l’amour:
voir, être ému, agir, ou pour référer à notre corps par lequel s’exprime
l’amour: les yeux, le cœur, puis les mains et les pieds.
1. Les yeux. Il faut d’abord changer
notre regard sur l’autre. Il faut convertir notre regard si l’on veut que nos
gestes aussi soient convertis. Convertir son regard, c’est entrer dans le
regard que le Christ portait sur les autres. Le Christ voyait dans les autres
non pas des riches ou des pauvres, des pécheurs ou des riches, des vieux ou des
jeunes. Il voyait dans les autres des enfants de Dieu, mais des enfants souvent
égarés ou blessés. La femme adultère n’est pas une pécheresse qu’il faut
éliminer, mais une pauvre brebis qui a cherché la vie et le bonheur du mauvais
côté. Zachée n’est pas un mauvais riche à mépriser, mais un homme blessé qui
cherche sa guérison en accumulant les biens et en prouvant son pouvoir. Donc,
la première question à me poser si je veux aimer n’est pas «qu’est-ce que je
vais faire», mais «comment est-ce que je vois l’autre et les autres»
2. Le cœur Dans les deux récits que
nous avons vu plus haut, les évangélistes soulignent que le Christ est ému,
saisi. Le verbe employé «splanknisômaï»
vient du mot splankna: entrailles.
C’est une émotion très intense qui engage tout l’être. Luc emploiera le même
verbe pour décrire ce qui se passe dans deux personnages de parabole: le bon
samaritain est ému, bouleversé, en voyant l’état de l’homme à demi-mort sur le
chemin de Jéricho. Le père du jeune fils est bouleversé en voyant son fils
revenir à la maison.
Être
ému, bouleversé, c’est se laisser atteindre par l’autre au plus intime de
soi-même. Ainsi, le Christ se laisse rejoindre et toucher par la veuve de Naïn,
et ensuite, il touche le cercueil de son fils.
3. Les mains et les pieds Une fois que
le regard de Jésus s’est posé sur l’autre à travers mon propre regard, une fois
que j’ai laissé l’autre m’atteindre, que l’émotion a mis mon être en mouvement,
l’a mobilsé, alors, l’action germe tout naturellement. Je sentirai en moi une
nécessité d’agir. Le regard et l’émotion porteront fruit dans l’action. Quelle
action? Prenons comme exemple la parabole du bon samaritain. Contrairement au
prêtre et au lévite, le samaritain sait voir à la manière de Dieu. Il sait être
ému à la manière de Dieu. Et enfin, je dirais, il agit... à la manière humaine,
c’est-à-dire avec ce qu’il a: de l’huile et du vin! Il faut toujours savoir
agir avec ce qu’on est et ce qu’on a. Si j’attend d’être un docteur en
sociologie ou en psychologie, ou d’avoir amassé une fortune permettant
d’établir une ONG, je n’agirai jamais. J’agis avec ce que je suis (Exemple du
Père Guindon sur le pont...)
Je cite ici encore Christiane Singer:
Chaque geste que tu fais peut
t’ouvrir ou te fermer une porte. Chaque mot que bredouille un inconnu peut être
un message à toi adressé. À chaque instant, la porte peut s’ouvrir sur ton
destin et par les yeux de n’importe quel mendiant, il peut se faire que le ciel
te regarde. L’instant où tu t’es détourné, lassé, aurait pu être celui de ton
salut. Tu n e sais jamais. Chaque geste peut déplacer une étoile.
Cette certitude que tout, aussi
minime en apparence et à chaque instant, puisse être relié à la face cachée du
monde, transforme radicalement la vie. Le brouillard de l’insignifiance est
levé. (page 45)
II. UNE QUALITÉ
FONDAMENTALE DE L’AMOUR: LE RÉALISME
Tentation
constante de ne pas aimer l'autre, mais une image qu'on s'est faite, un
idéal... Mais la première qualité de l'amour, c'est d'être réaliste,
c’est-à-dire d’aimer celui ou celle qui est là devant moi, et non une image que
je me fais de l’autre. Exemple de Rachel
qui lit un roman Arlequin racontant l'amour passionné d'un comte Henri de
Neuville et de la petite Lison. Elle marie un homme, appelé Henri, mais attend
de lui ce que le comte donnait à Lison! Quand on demande à quelqu'un ce qu'il ne
peut donner, cela nous empêche de recevoir ce qu'il peut offrir! Si un
homme demande à son épouse de lui donner ce que sa mère lui a donné, il risque
d'être déçu.
Dans
l'Évangile: jeudi-saint, Jésus dit: «Un de vous me trahira.» Pierre, tout de
suite: «Pas moi, Seigneur, jamais!» Jésus dit: «Pierre, je te connais: tu es
faible. Avant que le coq puisse chanter une fois, tu vas avoir eu le temps de
me trahir trois fois. Mais par la suite, on se rencontrera à nouveau, et on
continuera à marcher ensemble.» Amour réaliste de Jésus: ne se fait aucune
illusion sur Pierre, mais l'aime dans sa faiblesse. Amour réaliste du Christ
pour moi...
«L'amour sans vérité est illusion, la vérité
sans amour est condamnation.»
III. LES RISQUES DE
L’AMOUR
Aimer,
c’est dangereux, on court des risques quand on aime: risque d’être exploité, de
souffrir, d’être incompris, d’être déçu. Mais le plus grand risque, c’est de ne
pas aimer, car alors on passe à côté de la vie. L’être humain est fait pour
aimer et porte en lui la marque de Dieu, qui est Amour. Oui, ne pas aimer,
c’est passer à côté de la vie.
Exemple
de la grande-tante Rébecca. Elle et sa voisine Mme Hurtubise gagnent le premier
prix pour avoir tricoté une couverture de bébé. Rébecca donne la sienne à sa
petite fille qui en fait son doudou, couche avec tous les soirs, l’use à la
corde. Mme Hurtubise elle, garde la sienne jalousement, dans le fond de son
tiroir, mais découvre un jour qu’elle est rongée par les mites! Nous n’avons
pas le choix: notre vie s’use, rongée par la vieillesse et la maladie. Mais nous
avons un choix, un seul: comment ma vie s’use: pour moi tout seul, ou pour
donner de la chaleur, de la tendresse! «
En effet, qui veut sauver sa vie, la perdra; mais qui perd sa vie à
cause de moi, la sauvera» (Luc 9:24)
Dieu
lui-même s’est risqué à aimer... et il en a souffert. Cf. Osée: «elle courait
après ses amants, et moi, elle m’oubliait» (Osée 2, 15). Le Christ en croix,
victime de son amour pour l’humanité.
IV. QU’EST-CE QU’IL YA
DANS UN CŒUR QUI AIME?
Qu’est-ce
qu’il y a dans un cœur qui aime? Que devons-nous avoir dans notre cœur pour
réussir nos amours? Nous le découvrirons à travers cinq objets symboliques.
1.
Le chèque en blanc, symbole de la confiance. Sans la confiance, l’amour est
impossible. La confiance, si précieuse, et si facilement brisée.
2.
Les papier-mouchoirs ou l’écharpe de soi, symbole de la souplesse. Il faut
beaucoup de souplesse dans une relation. Mettre de l’eau dans son vin, ne pas
dramatiser une situation, avoir de l’humour.
3.
La clé, symbole du partage. Le plus difficile à partager, c’est le temps. Si je
partage ma maison, mon chalet, l’autre ne part pas avec! Mais le temps que je
donne à l’autre est un don total: il ne reviendra jamais.
4.
Le téléphone: la communication, c’est la nourriture de base de l’amour.
5.
La gomme à effacer, symbole du pardon. Nous sommes des êtres humains et donc
faibles. Pardonner à l’autre d’être humain!
Inévitablement, on se fait mal, on déçoit l’autre. Sans pardon, aucun
amour ne peut survivre.
6.
La croix. Saint Jean a écrit: «Qui n’aime pas n’a pas découvert Dieu, puisque
Dieu est amour.» «Dieu est amour: qui demeure dans l’amour demeure en Dieu, et
Dieu demeure en lui» (1 Jean 4, 8.16)
Celui qui aime est habité par Dieu. Et celui qui est habité par Dieu est
branché sur la source même de tout amour. De Dieu, nous apprenons l’art d’aimer
et recevons la force d’aimer.
Laissons Montfort nous guider pour contempler
la source de tout amour: le Christ dans sa passion:
Hélas! On le prend, on le lie,
On l’accable de mille coups,
On le cloue, on le crucifie,
Son Cœur est toujours aussi doux.
Son Père exauce sa prière,
Voilà qu’on perce son côté
Duquel il sort une rivière
D’eau, de sang et de charité.
Enfin, la fournaise est ouverte,
Enfin, ce grand Cœur est ouvert;
Enfin, la cause est découverte
Pourquoi Jésus a tant souffert.
En le perçant, on le soulage,
Car le feu dévorant ce Cœur,
La lance lui fait un passage
Pour se rendre au cœur du pécheur.
(cantique 41,
couplets. 1, 19, 28, 34-36)
Georges Madore
s.m.m.
10 août 2013
22 septembre 2013
"Faites tout ce qu'Il vous dira" (St Jean 2,5)
Marie : « Faites tout ce qu’il vous dira »
St Jean 2, 5
Voici le texte de la conférence de Dany BILLE diacre permanent, faite vendredi le 9/8/2013 pendant la Rencontre Internationale à Saint-Laurent-sur-Sèvre. Dany Bille est diacre permanent à la paroisse de Bonnières-Rosny.
Après avoir
découvert que JÉSUS a compris et obéit à sa demande, MARIE demande et
encourage les serviteurs des noces de
Cana à se mettre au service du CHRIST. Par ce premier signe miraculeux ;
‘’changement de l’eau en vin’’, JÉSUS répond particulièrement à un besoin
concret, et il prend conscience de sa mission. Sur la demande de MARIE, pour
accomplir ce signe, JÉSUS avait besoin concrètement du service des hommes. Donc,
par MARIE, il partage avec nous, ce que nous partageons avec Lui.
Pour être
serviteurs du CHRIST, il nous faut partager
du temps avec Lui à l’image de MARIE. En partageant du temps avec le CHRIST par notre foi, nous sommes
appelés à partager du temps avec les
autres. Foi et charité ne font qu’un. Dans sa lettre ‘’Porta Fidei’’ pour
l’année de la foi, le Pape Benoît XVI nous dit ceci : « La foi sans la charité ne porte pas de fruit et la charité sans
la foi serait un sentiment à la merci constante du doute. Foi et charité se
réclament réciproquement, si bien que l’une permet à l’autre de réaliser son
chemin. »
Partager, ce sont des
actions de collaboration pour se mettre pleinement au service des autres. En
cette Année de la Foi, l’Église nous invite à vivre des temps de partage avec les familles, les pauvres,
les malades, les exclus de la société… … En reprenant les sources de
l’Évangile ; en nous laissant guider par MARIE, nous devenons des
missionnaires de l’Église au cœur du monde. Un monde marqué par de nombreuses
fragilités et de nombreuses faiblesses. A travers son propre parcours, St Louis
Marie Grignon de Montfort nous aide à partager
des temps missionnaires au milieu du monde. Dès son arrivée à Poitiers, des
pauvres de l’hôpital, des miséreux découvrent en lui une attention particulière
pour eux à travers ses regards et ses quatre heures de prière dans la chapelle.
Si bien, qu’ils ont une affection particulière pour lui. Et ce sont eux les
pauvres qui le choisissent comme accompagnateur, pour les secourir et les enseigner.
Par nos partages avec les autres,
nous témoignons de la présence du CHRIST au cœur de chacun. Comme MARIE, en
accueillant JÉSUS en nous, nous sommes appelés à faire resplendir une réelle
charité qui fait partie de la plus forte action de l’Église dans le monde.
Comment faire
reconnaitre ce principal service de l’Église au cœur de notre société ?
Dans la
diversité sociale, culturelle et religieuse, il me semble important de partager avec courage et détermination
pour construire et vivre ensemble une réelle vie humaine. Grâce à cette
diversité sociale, nous sommes appelés à une vraie vie fraternelle.
En tant que
baptisés, nous sommes aussi des citoyens, des employés dans des entreprises,
dans des associations, dans la vie publique… … … A travers nous, l’Église est
insérée dans la société. Notre vie de chrétiens est appelée à partager la vie missionnaire de
l’Église avec tout être humain tel qu’il soit ; afin de témoigner de la
charité gratuite du CHRIST pour chacun de nous. Lors de son pèlerinage à St Laurent, notre
Pape Jean-Paul II a fait ce salut : « Certains
ont fait preuve d’un émouvant esprit chrétien, lorsque, religieux ou laïcs, ils
soignaient les blessés quelque soit leur camp… … … En invoquant quelques traits
de votre histoire, je voudrais vous inviter à en retenir le meilleur. Restez attachés au CHRIST ; comme
lui, aimez toute l’humanité, à commencer par les membres les plus défavorisés
en partageant la charité. Restez fidèles à l’Église, à l’Eucharistie
et au sacrement du pardon. Laissez-vous pénétrer par l’amour qui vient de
Dieu. » Jean-Paul II nous
invite à imiter le CHRIST dans son engagement envers toute l’humanité et
particulièrement les plus pauvres. Il nous faut vivre et partager pleinement nos actions sociales pour montrer
l’enracinement de notre vie chrétienne. Cet enracinement qui prend force et se
construit à partir de la Parole de Dieu afin d’aimer les autres comme Dieu
Lui-même nous aime. « Aimez-vous les
uns les autres comme je vous ai aimés. Il n’y a pas de plus grand amour que de
donner sa vie pour ses amis. » (St Jean 15, 13)
En enracinant
notre vie chrétienne à travers le partage,
nous servons le CHRIST.
Pour servir Dieu, il nous faut nous
approcher de celles et ceux qui sont dans leur souffrance. La souffrance,
qu’elle soit morale, psychique, psychologique, matérielle ou physique. Dans le
monde d’aujourd’hui, bien des personnes sont de plus en plus démunies et
traversent des souffrances de tous ordres. Alors, que faire pour eux et avec
eux ? Quoi leur dire ? Comment se comporter face à eux ?
Servir les
autres ; il faut d’abord bien les accueillir pour un réel travail
d’accompagnement qui nous invite à la patience afin de mesurer la souffrance de
l’autre et nos propres limites. JÉSUS nous a accueilli tel que nous sommes et a
partagé avec nous ce que nous sommes afin que nous partagions avec nos frères
ce qu’Il est : le Dieu de Miséricorde. L’importance de l’accueil est
primordiale. Quelle est donc notre façon d’accueillir, c’est-à-dire de servir
l’invitation du CHRIST ? Pour bien servir
nos frères et sœurs, il nous faut en suite nous mettre à leur écoute pour
cheminer le mieux possible avec eux dans la confiance mutuelle et la patience.
Et le service concerne toutes les dimensions de la vie sociale. « J’avais faim, et vous m’avez donné à
manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un
étranger, et vous m’avez accueilli ; j’étais nu, et vu m’avez
habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison,
et vous êtes venus jusqu’à moi !... … … Quand sommes-nous venus jusqu’à
toi ? Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait à l’un
de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. »
(Mt 25, 35-40). JÉSUS nous rappelle que servir
son frère est une action positive vis-à-vis de Lui. Il nous montre, comment
vivre la relation avec les autres et particulièrement les plus pauvres.
Pauvretés qui ne cessent de fragiliser les liens non seulement dans la société,
mais également à l’intérieur des familles.
Pour bien partager avec nos frères, pour bien servir Dieu en servant nos frères et bien vivre notre mission, il y a une étape
importante qui est la formation. Par les formations que nous propose l’Église,
nous vivons en collaboration avec elle. Grâce à l’Église, nous cheminons avec
JÉSUS par MARIE dans notre mission pastorale. Notre Pape François nous invite à
aimer JÉSUS par le service dans l’humilité ; à le servir humblement par amour de nos frères. Pour être missionnaire,
l’importance d’être bien formé est évidente. Etre formé par nos diocèses, par
nos communautés est un instrument d’approfondissement de la foi, de la Parole
de Dieu, de compréhension et d’adaptation aux diverses souffrances de nos
frères. Par de bonnes formations, Servir
et Partager, c’est : poser
des actes concrets de foi, de charité et d’espérance. La charité qui est une
foi active, jaillit d’une communion profonde avec Dieu. Par le Partage et le Service, nous christianisons non seulement les pauvres, les
malades, les jeunes… … …, mais aussi leur environnement. Partager et Servir sont
au cœur d’une relation pédagogique qui est au cœur de l’évangélisation.
Pour bien faire
tout ce que JÉSUS nous dit, il nous faut découvrir l’image que nous donne la
Vierge MARIE Le regard de MARIE lors des noces de Cana nous aide, non seulement
à contempler son Fils, mais à nous mettre à son service. Saint Louis Marie
Grignon de Montfort n’a cessé de se mettre sous le regard de la Vierge MARIE
pour servir pleinement son Fils.
Comme Saint Louis Marie Grignon de Montfort, à l’école de MARIE, par nos partages et nos services, nous faisons découvrir à nos frères et sœurs la
miséricorde de Dieu qui nous soutient dans notre mission. Il ne cessait de
prier pour bien servir les jeunes, les pauvres, les malades, les exclus de la
société à l’image de JÉSUS.
Lorsque MARIE
dit : « Faites tout ce qu’il
vous dira », Elle nous invite à découvrir la figure DIACONALE
de JÉSUS ; car « Il
n’est pas venu pour être servi, mais pour servir
et donner sa vie pour la multitude ».
Partager et Servir sont
deux piliers qui nous enracinés dans DIACONIA 2013 à Lourdes lors du
rassemblement, (9 au 13 mai 2013) où les évêques de France nous invités à vivre
et à partager afin d’enraciner nos diocèses, nos paroisses et nos communautés
sur un réel service de fraternité. Tout
au long de ce pèlerinage, nous sommes entrés dans un véritable dialogue pour
vivre dans la charité, la justice et l’amour de nos frères et sœurs. Dans la
diversité sociale, culturelle et religieuse, il est important de partager avec courage et détermination
pour construire tous ensemble une nouvelle culture de la vie humaine. Grâce à
cette diversité, nous sommes appelés à vivre une vie fraternelle non seulement
avec les pauvres, mais également avec ceux qui ont des richesses à partager.
Comme l’a vécu totalement Saint Louis Marie Grignon de Montfort.
Par le DIACONIA, c’est l’Église, au nom du
CHRIST et à son image qui se met au service des pauvres, des malades, des
exclus de notre société, de nos jeunes, mais également des riches qui ont
besoin de partager légalement et
humblement une partie de leurs richesses. Par le DIACONIA, il n’y a plus de rupture entre notre expérience
spirituelle et notre engagement dans le monde. En nous tournant le CHRIST et en
nous mettant au service de nos frères, nous témoignons de la présence de Dieu
en nous et hors de nous.
Suite à tous les forums que nous avons
vécu et partager, aux célébrations ; suite aux témoignages de
plusieurs malades, de personnels soignants, de personnes isolées, de jeunes en
difficultés, de familles dans la misère, d’anciens prisonniers, des étrangers…
… … … …, les 86 évêques nous demander de servir
la fraternité. Par nos ministères, nous donc tous invités à discerner les
signes et les besoins de nos frères pour nous mettre à leur service.
DIACONIA 2013
Retour de LOURDES
Ces trois journées
exceptionnelles vécus à Lourdes nous ont poussées en permanence sur la
question :
Quels sont nos chemins pour l’avenir ?
Le premier
chemin est de développer un bon accueil au son des paroisses ; car c’est
le premier chemin d’évangélisation de l’Église.
De nos jours,
beaucoup de personnes sont isolées, rejetées par la société et grandissent dans
une souffrance atmosphérique. En accueillant les pauvres, les malades, ceux qui
souffrent intérieurement, nous les aiderons à s’intégrer non seulement dans
l’Église, mais également dans la vie sociale.
Autre chemin
important est de structurer fortement et pleinement des liens dans le service
des malades, des pauvres, de ceux qui souffrent intérieurement… … … dans le
monde et dans l’Église. C’est une invitation à animer le vivre ensemble entre
l’Église et les pauvres dans le monde. Notre monde est de plus en plus
bouleversé par le déchirement du lien familial et amical. Ces déchirements
fragilisent les liens entre les hommes et installent de multiples souffrances.
Nous sommes
donc invités par nos évêques à tisser des liens pour bien nous mettre au
service de la fraternité. « A la
lecture de l’Évangile, à la suite du Christ serviteur, tous ont appris à
écouter la voix des pauvres de notre temps. Ensemble, osons le changement
de regard sur les plus fragiles. Abandonnons un regard qui juge et humilie pour
un regard qui libère. Ensemble, osons le changement d’attitude au sein des
communautés chrétiennes pour que les pauvres y tiennent toute leur place. »
Tout au long
de ces trois journées, les évêques, les prêtres et les diacres, nous nous
sommes mis sur les mêmes bancs que les laïcs (malades, handicapés, personnes
âgées, biens portants et les jeunes) ; y compris lors des messes. Ces
présences collectives ont ouvert les yeux et le cœur de beaucoup de souffrants
sur ‘’la présence de Dieu auprès d’eux.
Nous avons vécu le Vivre Ensemble par la présence des ministres ordonnés auprès
de nous’’ m’ont-ils dit.
Par l’accueil
et l’accompagnement, nous additionnons, service et annonce de la Parole de
Dieu. Nous donnons un vrai visage d’amour de l’Église pour tout être humain. Ce
visage n’est pas une image mais un engagement dans la charité et la fraternité.
Comment
puis-je aider l’Église dans son service, dans son service dans le monde ?
Servons
donc la fraternité en faisant tout ce que JÉSUS nous demande.
Dany BILLE diacre permanent
Serviteur de JÉSUS par MARIE
15 septembre 2013
Apprends-nous à prier
Apprends-nous à prier
![]() |
| Sr Carmelle Dugas, fdls |
Durant l’heure qui va
suivre, je partagerai avec vous des notions sur la prière ainsi que certaines
façons de prier. Dans une heure on ne peut pas tout dire et même si on disait
tout, il reste toujours l’expérience de la personne qui prie – et je dirais que
c’est encore plus important que tout ce que je pourrai vous en dire.
Voici donc le plan que je
propose :
v Qu’est-ce que la prière?
v Quelques grands priants dans la Bible
v Nécessité
de la prière
v Genres
de prière :
Ø Vocale
Ø Mentale
v Conseils
pratiques afin de nous disposer à la prière
La prière n’est pas réservée aux
religieux et aux religieuses. Elle fait
partie de la dimension spirituelle de tout être humain et cela au-delà de
l’Église.
« J’exhorte donc, avant toutes
choses, à faire des prières, des supplications, des requêtes, des actions de
grâces, pour tous les humains……………afin que nous menions une vie tranquille, en
toute piété et honnêteté. Cela est bon
et agréable devant Dieu notre Sauveur, qui veut que tous les humains soient
sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité » I Tim. 2, 1-4.
L’humain a besoin
d’entrer en relation avec Dieu et d’exprimer cette relation de quelque façon.
« Marche humblement avec ton Dieu »
Michée 6,8
Marcher avec quelqu’un
c’est entrer en relation.
Le Père de Montfort dit
que la prière est le canal ordinaire par lequel Dieu passe pour nous accorder
ses grâces (ASE # 184), c’est donc la façon la plus ordinaire de rencontrer
Dieu
Qu’entendons-nous par prière?
La
prière fait partie de nos vies. Par contre, vous comme moi, nous nous posons la
question : « comment prier ou comment mieux prier» ?
Nous ne sommes pas les
seuls à nous poser cette question ou à douter de nos capacités de prier. Même St-Paul en était là. Écoutons ce qu’il dit en Romain, chapitre 8,
verset 26 :
St Paul nous assure que
l’Esprit vient nous assister. Il vient au
secours de notre faiblesse. L’Esprit est là en nous. Il faut laisser l’Esprit prier
en nous. C’est le but de la prière ou au
moins, c’est à cela que l’on aspire.
Elle priait ainsi : Ô mon Dieu,
Trinité bienheureuse…laissez déborder en mon âme les flots de tendresse infinie
qui sont renfermés en vous.»
v la prière est
indispensable
v elle est un réel cœur à cœur entre l’humain et Dieu
Ouvrez
n’importe quel livre de la Bible, vous y trouverez des personnages priants
Confronter nos vies à
l’expérience de ces grands témoins de Dieu, c’est prier!
intercède,
argumente, invoque la grandeur de Dieu pour Sodome devant le Seigneur (Genèse 18, 22-33)
‘Dieu
éternel, tu connais ce qui est caché, tu es même au courant de chaque
événement avant qu’il se produise…tu sais que je ne suis pas coupable.’ Daniel 13,42
événement avant qu’il se produise…tu sais que je ne suis pas coupable.’ Daniel 13,42
Le Seigneur entendit
l’appel de Suzanne…il suscita la sainte protestation d’un jeune garçon nommé
Daniel…’ 13,44
Seigneur
donne-moi un cœur qui écoute (1 roi 3,9)
« Donne-moi la Sagesse assise auprès de
toi… » Sagesse 9, 4
Marie conservait toutes ces choses dans son cœur et
y réfléchissait
profondément. Luc
2, 19
Elle
loue le Seigneur d’avoir regardé sa bassesse
Ils n’ont plus de vin Jean 2,3
Marie voit les besoins des autres et elle les
signale à Jésus.
« Père,
je te prie pour ceux que tu m’as confiés. »
Jean 17,9
« Père, si c’est possible, éloigne de moi cette
coupe de douleur…
Toutefois, non pas comme je veux mais comme tu veux. » Mat. 26,39
Toutefois, non pas comme je veux mais comme tu veux. » Mat. 26,39
La
nécessité de la prière découle de l’exemple que Jésus lui-même nous a donné.
Toute la vie de Jésus est rythmée par la prière. Relisez l’évangile de Luc. On
y retrouve toutes les qualités de la prière.
« En ce temps-là, Jésus monta
sur une colline (lieux) pour prier et y passa toute la nuit (temps) à prier
Dieu » (Luc, 6 12). (choix des apôtres).
Il parle à son Père.
« Un jour, Jésus priait à
l’écart et ses disciples étaient avec lui… » (9, 18). (déclaration de
Pierre sur l’identité de Jésus). À la question de Jésus : « Pour vous, qui suis-je? » Quoi
de plus humain? Pierre, mu par l’Esprit répondit : « Tu es le Messie… »
« Jésus prit avec lui Pierre, Jean et
Jacques, et il monta sur une montagne
pour prier » (9, 28). (transfiguration)…se montre tel qu’il est.
« Jésus s’écria : ‘O Père,
Seigneur du ciel et de la terre, je te remercie d’avoir révélé
aux petits ce que tu as caché aux sages et aux gens instruits… » (10, 21).
(Jésus se réjouit et remercie Dieu et l’exprime). Exprime ses sentiments.
aux petits ce que tu as caché aux sages et aux gens instruits… » (10, 21).
(Jésus se réjouit et remercie Dieu et l’exprime). Exprime ses sentiments.
« Un jour, Jésus priait en un
certain lieu. Quand il eut fini, un de ses
disciples lui demanda : ‘Seigneur, apprends-nous à prier’ (11,1).
(Le Notre Père) C’est à ce moment là que Jésus leur apprit la si belle
prière du Notre Père.
disciples lui demanda : ‘Seigneur, apprends-nous à prier’ (11,1).
(Le Notre Père) C’est à ce moment là que Jésus leur apprit la si belle
prière du Notre Père.
La prière du Notre-Père est la
prière par excellence transmise par Jésus lui-même.
Ce sont des paroles que l’on n’a jamais fini de creuser.
C’est un programme de vie.
Découvrir cette prière et nous laisser façonner
par elle est impératif pour notre progrès spirituel;
Ce sont des paroles que l’on n’a jamais fini de creuser.
C’est un programme de vie.
Découvrir cette prière et nous laisser façonner
par elle est impératif pour notre progrès spirituel;
« Père pardonne-leur… … » (23, 34)
Mais comment prier?
Façons de prier
Il y a plusieurs façons de
prier. Mais je m’arrêterai sur deux façons particulières de prier :
La prière vocale – seul(e) ou avec
d’autres;
La prière mentale – ou méditation
qui conduit à la contemplation.
J’essaierai
de vous en dire le plus possible sur ces deux modes de prière, tout en sachant
que tout ne peut être dit.
La
prière vocale : publique
La principale source de
la prière chrétienne est l’Eucharistie.
Mais il faudrait plus de
temps que nous n’en disposons pour entrer dans cette prière par excellence.
Aujourd’hui, je me
contenterai de vous parler de la prière de l’Église et de la prière mariale.
L’office divin : ou encore la Prière des Heures.
Cette
prière est composée de plusieurs parties. Je n’en prendrai que trois.
Toute
prière des Heures commence par « Seigneur ouvre mes lèvres » ou
« …viens à mon aide »
Ceci
nous rappelle que c’est Dieu lui-même qui vient prier en nous. En priant cette
invocation, nous implorons l’Esprit d’irriguer notre prière.
Également,
nous traçons une petite croix sur nos lèvres ou nous faisons un grand signe de
croix. Ainsi nous plaçons notre parole dans le mouvement de Dieu.
Sert
à entrer dans la prière d’une façon facile et joyeuse. Elle nourrit la prière,
surtout lorsque l’on récite les Heures. Mais elles sont destinées à être
chantées.
Si
ces paroles tombent dans notre cœur et non dans notre mental nous serons
conduits au Cœur de Dieu.
Que
dire de la violence trouvée dans les psaumes ? Voici ce que dit Anselm et
je cite :
« Les images et les symboles psalmiques
donnent forme au contenus refoulés de notre inconscient, les canalisent et les
expriment ». (Revue Prier, hors série, La prière des Heures, p. 6).
St
Basile dit que la psalmodie des psaumes nous libère de la tristesse et fait en
sorte que la joie peut rejaillir de nous.
Anselm
dit encore : « Nous ne prions
pas pour édifier Dieu ou l’attendrir sur notre sort mais pour diriger notre
désir vers lui ». (Ibid. p. 8)
PRIÈRE MARIALE
Comment prier Marie?
Pour certaines personnes, Marie tient une
place essentielle dans leur vie, tandis que pour d’autres, la piété mariale est
plutôt un devoir. Je n’entrerai pas dans le détail de cet énoncé car il touche
la relation personnelle des personnes avec la Vierge Marie.
Prenons par
exemple le Rosaire qui est la prière la plus traditionnelle et la plus simple qui
soit. C’est la prière du pauvre. C’est
une sorte de mantra qui a pour but de nous conduire au silence et à Celui qui
comble ce silence. Le Rosaire est une méditation des mystères de la vie de
Jésus – de la crèche à la croix - avec
Marie. C’est une prière évangélique. Ce
n’est pas une simple répétition d’Ave, récités plus ou moins consciemment.
Marie, en tant que personne humaine, a tout
en commun avec nous hormis le péché. Si on ne peut prier Marie, prions avec
elle. Marie a vécu de grandes joies en tant que Mère de Jésus mais aussi de
très grandes souffrances. Faisons-les nôtres.
Marie a sûrement
enseigné la prière à Jésus
Marie est sûrement celle qui peut le
mieux nous apprendre à prier : elle
savait demander : « Ils n’ont plus de vin… »
Elle savait contempler : …gardant
en elle le souvenir des événements
vécus.
Elle peut nous conduire à la
transformation de nos vies :
« Faites
tout ce qu’Il vous dira ».
Elle a accueillie la Parole de Dieu
dans son cœur et dans son corps. Elle a
porté Jésus et nous le donne encore aujourd’hui.
LA PRIÈRE MENTALE / MÉDITATION / ORAISON/contemplation
La méditation n’est pas une nouveauté dans la vie chrétienne ;
elle a de profondes racines dans la tradition.
À la rencontre du Dieu à l’intérieur de nous.
Jean de la Croix dit :
« Dieu est le centre de mon âme ».
Et Julienne de Norwich disait : « Dieu est le point immobile
au centre de moi-même ».
Et le Père de Montfort nous
dit dans son cantique # 24 : v. 38
Mon âme, entre en ton cœur, laisse la bagatelle…à ton cœur
Dieu t’appelle…tout ton bien est chez lui.
Ce qui est vraiment extraordinaire, c’est que ce silence, en dépit de
toutes les distractions du monde moderne, est parfaitement possible pour chacun
et chacune d’entre nous. Pour atteindre cet état de silence et d’immobilité
demande que nous lui consacrions du temps, de l’énergie et de l’amour.
Se fixer un temps et y tenir. C’est un rendez-vous avec
Dieu.
La
préparation à cet acte important est essentielle. Il s'agit de
nous disposer à la prière. Préparer le sujet
de notre prière, par exemple, choisir et lire un passage de l'Évangile ou un
autre texte de la Bible la veille au soir.
Le lieu aussi est important. Sans rigueur, choisir un lieu qui conduit
à la prière : Un espace ouvert; un sanctuaire. Changer parfois de lieu est
bénéfique.
Un moine grec des premiers siècles
disait : « Tu es un temple, ne cherche pas de lieu. »
«Le lieu saint», dit Jean-Marie
Gueullette, «c’est nous».
Quelques
conseils pouvant nous aider à la prière.
Début
de la prière
Chacun et chacune trouve sa façon
particulière d’entrer en prière.
Je peux également faire des
exercices de relaxation – devenir conscient(e) de chacune des parties de mon
corps et au moyen de ma respiration laisser aller la tension et détendre mes
muscles.
Se voir au haut d’un escalier et en
descendre les marches doucement.
Il y a beaucoup de méthodes pour
arriver à nous centrer et nous concentrer.
Il s’agit de se recevoir de Dieu –
de s’accueillir de lui et de se recueillir (cueillir à nouveau) chaque
jour, chaque instant.
Le
corps de la prière
C’est ce qui se passe au plus intime
de soi-même. Je dirais que c’est la partie qui concerne plus Dieu.
Le début et la fin de la prière nous
appartiennent. S’y appliquer conditionne notre prière. Puis laisser Dieu agir.
Terminer
sa prière
en remerciant et en demandant la grâce de la fidélité.
À
l’école du Carmel on donne trois mots clés pour entrer dans l’oraison : Corps,
Cœur, Esprit.
Corps : Notre corps peut-être un
obstacle à la prière dans le sens qu’il bouge sans cesse et nous empêche de
nous concentrer. Mais notre corps est
aussi un instrument, un véhicule qui nous aide à nous unir à Dieu.
Prendre
le temps de l’accueillir. La position de mon corps influence mon esprit :
la droiture aide la respiration et la concentration, la prostration aide à
alimenter des sentiments de repentir, la relaxation aide à nous centrer. Le recueillement intérieur est loin d’être
automatique. Pour suivre, le corps a besoin de temps pour entrer dans la
prière.
Facilement
nous disons que la prière est un art, quelque chose que l’on apprend. Oui, c’est vrai que l’on peut apprendre
beaucoup de choses sur la prière. Mais finalement c’est en priant que l’on
apprend à prier.
Esprit : Demander l’aide
de l’Esprit Saint. Puis relire le texte choisi. Se laisser toucher, ruminer la Parole, faire des liens, la
creuser. Je me pose des questions : qu’est- ce que j’apprends de Jésus par
sa Parole? Qu’est-ce que j’apprends de moi-même? À quelle conversion suis-je
appelé? L’esprit prie en moi.
Cœur : le
laisser parler, s’épancher, rejoindre mes émotions, les exprimer. St Augustin disait : « Le
cœur est par excellence " le lieu où Dieu se découvre et se rejoint, le
lieu où il est aimé et goûté " Puissions-nous en
être conscients.
J’aimerais terminer cet
enseignement en vous parlant de deux grands priants qui nous sont très
proches et qui ont marqué notre histoire: St Louis-Marie Grignion de
Montfort et la Bienheureuse Marie-Louise Trichet.
Le Père de Montfort a été
un géant de la prière, un mystique.
v Sa
prière était centrée sur la Sagesse et sur Marie
Il
a développé la Consécration à Jésus par Marie avec 33 jours de préparation
v Il
a demandé instamment la Sagesse
v La
prière embrasée
v Le
saint Rosaire
v les
164 Cantiques
La grotte
de Mervent était son refuge préféré pour s’adonner à la contemplation.
Marie-Louise, elle, se réfugiait
dans son Oratoire intérieur.
« Mon aimable Jésus, faites-moi la grâce de mettre en pratique ce que
vous avez la bonté de m’inspirer, qui est de travailler à faire au-dedans de
moi un oratoire pour vous y loger. »
(En direct avec Marie-Louise, p. 71)
Prière pour
terminer
Sr Carmelle Dugas, fdls
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